mercredi 25 août 2010

Isla de pasqua y san Pedro de Atacama

Isla de pasqua
Le voyage fut tranquille et comfortable comme toujours avec LAN. Notre camping est situé à 10m de la mer et les fortes vagues vont nous bercer la nuit. Très bien équipé, le camping possède une grande cuisine très pratique car tout coûte cher dans l'île. Nous nous promenons dans l'unique ville et voyons nos premiers moai. 
Le lendemain dimanche nous retrouvons le guide esteban qui s'avère très intéressant. Il nous promène aux endroits les plus touristiques de la côte sud jusqu'au Anakena. La seule plage de l'île, magique avec ses cocotiers importés de Haiti. Les 15 moai de l'ahu Tongatiki redressé par une entreprise japonaise m'impressione beaucoup de même que Rano Rarako l'endroit d'ou étaient extrait les moai de la roche . L'île est très visite par les japonais qui lisent beaucoup de chose sur le continent de la Lune, aka l'Atlantide du pacifique. Le 11 juillet de produira une eclipse solaire totale et la population de 4000 personne de l'île est supposé passé a plus de 10000. La plupart des campeurs sont déjà là pour ça. Nous rencontrons des gens de tous pays qui vont d'eclispe en éclipse, se réunissant dans des festivals. Pour celle là un festival trans est suppposé se dérouler sur une colline eloignée de la ville durant une semaine. Le pb c'est que la colline est on ne peut plus nue et que l'organisateur est retenu en Argentine pour problème de drogue. Je pense qu'il a probablement tenter de ramener des pillules afin de vivre à fond l'expérience mystique de l'éclipse... 

Le lundi est férié au Chili. C'est la Fete de saint Pierre et saint Paul. Pour l'occasion des Kuranto enormes sont organisés et toute la population de l'île se voit offerte une grande assiette de manger. Nous goutons le poe (pudding) le thon la viande et des patates douces pas degueu du tout. Pour nous metre en appétit nous avions escaladé le volcan ranga rao et visité le site de Orongo le matin même. Après manger et une bonne baignade nous faisons le tour la piste d'atterissage qui traverse littéralement l'île afin de voir l'ahu viñapu a l'autre bout. 

Le mardi nous voilà parti par le nord depuis la ville. Le chemin est magnifique et contient de nombreux sites archéologiques sauvages dont 3 grottes que l'on peut visiter. Après dejeuner nous entamons la difficile ascension du volcan principal de l'île et arrivons en haut épuisé (et mes pieds sont bien abîmés aussi, jusqu'à San Pedro ils continueront a le faire souffrir). Nous redescendons ensuite et poursuivons notre boucle avec l'ahu anariki la grotte aux bananiers et enfin la carrière des Pukao (chapeau des moai). Par chance un taxi qui conduisait une hollandaise accepte de nous ramener gratis a la ville. Nous avons du marcher largement 10km et une bonne baignade nous détend avant de gouter a la cuisine locale de nouveau dans un petit restaurant au port des pêcheurs. Nous partageons un ceviche de poulpe puis un thon a la mangue pour moi et un autre poisson pour titia. D'ailleurs les 2 fois que nous nous sommes baignés en ville nous avons eu la chance de voir d'enrmes tortues de 60cm environ. 

Pour profiter pleinement de notre dernier jour nous louons une voiture le soir le soir précédent et partons a 7h pour voir le lever de soleil derrière Tongariki. Le vent soufle très fort depuis 6h du matin et a déjà couché certaines tentes. Nous partons tout de même mais le soleil ne perce pas les nuages. Tant pis, nous entamons l'ascension du 3e et dernier volcan de l'île appelé Poike. Si possible nous nous sentons encore plus éloigné de tout et seul au monde. Entre deux troupeaux de vache nous découvrons de nombreuses ruines de villages et moai non ecrits sur les cartes qui nous donnent l'impression d'être des explorateur en terra incognita. Les payasages etremement erodés semblables a mars nous récompensent de nos efforts avant de commencer le chemin du retour. Le vent qui souffle depuis ce matin ne s'est pas calmé, au contraire.  Par la suite nous explorons les deux plages de l'île plus en détail avant de rentrer a temps pour observer les tablettes de Rongo-rongo au musée puis d'observer un dernier coucher de soleil derrière les moai de Tahai. 

Le lendemain jeudi nous nous préparons tranquillement mais ne voyant pas l'avion arrivé les gens du camping nous disent qu'il aura probablement du retard. Dur pour nous car nous avons seulement 45min entre l'avion suivant a Santiago. Au moment de s'enregistrer la réceptionniste nous dit que c'est mort pour arriver a Calama ce soir mais nous propose un ebergement pris en charge. Ok! Le vol se passe bien comme toujours avec LAN (ils vont me manquer). A l'arrivée on nous donne effectivement nos coupons de transfert pour le Crown Hotel. Nos sacs sont déjà sur le tapis roulant. Tout semble au mieux sauf que beaucoup d'autre gens (des français de retour de Tahiti) ont aussi raté leur vols. En voulant etre sympa et en disant a l'hotesse de l'air de s'occuper d'eux on finit par se faire grave niquer et devoir attendre jusqu'à pas d'heure que la situation de tout le monde soit réglé. Après 2h d'attente on arrive vers 8h dans l'hôtel Crown Plaza au centre de Santiago. 
Le Crown est un Hotel 5 étoiles avec des chambres a plus de 400$ au bas mot. Le menu basique du restaurant grandiloquant (style neo grec) n'est pas degueu du tout et après 5jours de campings le moelleux des matelas et la chaleur de la baignoire sont des plus agréables. Hélas notre avion part a 5h le lendemain. Je me couche a 1h pour me lever 2h20 après. Le taxi qui doit nous amener ne sait presque pas conduire et encore moins aller a l'aéroport. Heureusement dans un semi coma nous réussissons a embarquer. 
Le vol est calme, très calme. Je suis côté fenêtre et peut apprécier le lever du soleil derriere la forterresse ininterompue que sont les Andes que nous longeons vers le Nord. En débarquant sur le tarmac de Calama il fait un froid glacial (-8 degres cette nuit). Heureusement le soleil réchauffe vite le désert. Nous trouvons un transfert pour nous amener a San Pedro pour un prix correct et je m'endors jusqu'à l'arrivée. L'hôtel est mignon et donne sur une cours centrale ombragée mais la chambre n'a bien sur pas de chauffage. Super cool pour les nuits a -8! Nous arpentons la ville pittoresque sans aucunes rues pavées ou goudronnées. La ville entière se compose d'agences de tours guidés, de restaurants ou d'hôtels. Préférant  rentabiliser nos 4jours nous cherchons un 4x4 a louer (et des lunettes de soleil pour titia). Une fois ces items trouvés titia dors un peu pour continuer la journée. Nous mangeons rapidement avant de commencer a marcher vers la Pukara de Tukor. Une sorte de forteresse a flan de colline prise par les espagnoles en 1540. C'est fou a quelle vitesse les conquistadores se sont propagés. Nous explorons aussi un grotte en forme de faille a la lueur de nos téléphones. Elles semblent ne jamais se finir et après 200m nous faisons demi tour. 
Le lendemain nous partons a 8h direction le sud avec un programme chargé. Premier arrêt a Toconao avec sa quebrada de Jere (crevasse avec des jardins). Ensuite la laguna Chaxa, grande étendue salé ou vivent 3 espèces de flamands roses. La laguna se situe dans le salar d'Atacama, immense étendue absolument plane au sud de San Pedro. A une altitude de 2500m elle reçoit et stoppe les eaux d'infiltrations qui descendent des Andes (5000m). Sous l'effet de la chaleur la majorité s'évapore laissant une couche de plus d'1km de sels minéraux nottament du lithium dont le Chili produit les 2/3 de la production mondiale. La plus grande partie est ecidenment du sel et certaines lagunes (dont la laguna Cejas) contiennent 40% de sel (on flotte bien quoi). 

Après la laguna Chaxa nous commençons a monter et atteignons Socaire petit village de 400habitants a 3200m. L'almuerzo (déjeuner) est copieux est permet de faire une pause pour s'habituer a l'altitude. C'est reparti ensuite et nous suivant la route de Paso Sico vers l'Argentine jusqu'au lacs de Miñiques et. Ces lacs chacun surplombés par son volcan sont a 4200m autant dire qu'il fait pas chaud du tout. Le spectacle vaut toutefois la peine. 
Vu que le mec m'a prêté son 4x4 sur la réserve j'ai peur de ne pas avoir mis assez d'essence et les 30 premiers km du retour se font en roue libre. En rétournant au salar nous avons assez d'essence restante pour aller jusqu'au ojos del salar puis la laguna de Quequimbixe d'où nous observons le magnifique coucher de soleil qui fait ressortir toute une palette de couleurs des plus originales (perso je suis pas super impressioné mais il s'agit d'un attrait majeur de San Pedro il parait). Nous rebroussons chemin sur la piste peut marqué et arrivons sain et sauf a l'hôtel (après avoir pris une petite vieille en stop de nuit a qq km de la ville). Le propio du 4x4 qui met de plus en plus antipathique veut récupérer ses clefs. Je lui laisse bon gré mal gré. Une autre nuit fraiche nous attend. Nous mangeons dans un des nombreux restaux très abordables qui parsèment la ville. Épuisé je m'endors a 10h en laissant la Lumière allumée. 

Dimanche 4 juillet nous partons tôt pour la vallé de Matancilla (qui sonne trop comme matar, tuer donc renommée valle del Arcoiris, arc en ciel pour les touristes). Sur la route de trouve le site de yerbas buenas contenantdes centaines de petroglyphes laissés là par les caravaniers qui s'y arrêtaient. La vallée arc en ciel mérite bien son nom car elle contient de magnifiques superpositions de roches ocre (argile), blanches (oxide de magnésium) et vertes (oxide de cuivre). Tous les dégradés se mélangent et forment un paysage des plus curieux. Nous rencontrons un guide super sympa qui nous amène à des formations rocheuses en cheminés, reliques de piliers de laves de plusieurs dizaines de mètres de haut. Par la suite nous repartons manger a l'hôtel. 
- disgression: la plupart des sites sont a entrée payantes avec quelqu'un de la communauté qui te donne un petit dépliant et te laisse aller au toilette. Un peu desegreable après le côté sauvage de l'île de Paque je pense que c'est tout de même bien car les communautés Atacameños peuplant la vallé n'ont que peu de ressources. Ce peuple de 21000 personne est une des communauté indigêne reconnue par l'état sa langue est le kunza est elle habite la vallée depuis 9000 avant avant JC. Situé dans une zone d'échange puis de ressources stratégique elle a été dominée par les incas brièvement puis les espagnoles les boliviens et enfin les chiliens. De façon ironique c'est là que le Chili produit tout sa richesse (cuivre, lithium et avant salpêtre plus au Nord) mais la population est extremement pauvre. La loi obligeant les familles a scolariser leurs enfants a poussé les habitants des petits villages sans écoles a s'exiler dans les villes ou les hommes travaillent dur dans les mines selon un roulement de 7j de mine/7j de repos. Sachant que les mines sont parfois a 5000m d'altitude leur santé s'épuiser vite-
L'après midi nous nous postons à 15h a la sortie du village comme nous l'a conseillé notre ami guide (Pablo Monje) afin de suivre l'un des tour partant pour la vallée de la Mort puis celle de le Lune.
Embusqué je suis le premier van qui nous amène a un promontoire donnant sur la vallée de la Lune. Nous trouvons ensuite pas nous même la vallée de la mort où l'on peut faire du sandboard ou juste profiter du paysage martien (le curée belge Le Paige l'avait appelé vallée de mars mais son accent a induit les gens en erreur). Nous retrouvons par hasard le même guide que se matin qui insiste pour que nous le suivions dans la suite du tour. Nous entrons donc avec lui dans la vallée de la Lune pour contempler les 3 Maries (3 cheminées volcaniques) puis nous assistons au couché du soleil du haut d'une grande dune non envahie par les autres groupes de touristes. Toujours aussi sympa le guide nous propose de le retrouver le soir pour prendre un verre ce que nous ferons bien que devant nous lever à 3h30 pour partir a l'expédition des geysers du Tatio. 
Des 3h les allemands à côté de notre chambre font leur bordel habituel (je ne comprends toujours pas comment ces gens si polis chez eux se comportent souvent comme des sauvages dès qu'ils sont à l'étranger). Nous dormons un peu durant les 2h de route cahotique et sortons au petit matin (6h) dans le froid glacial des hauteurs (4400m, -10degres). Le jeu en vaut toutefois la chandelle car c'est a cette heure là que la différence de temperature est la plus grande et les geysers aussi par conséquent. Après 40min a taper furieusement du pied par terre en observons des piscines qui bulles et des fumerolles nous prenons le petit déjeuner (les œufs durs cuits dans les geysers sont parfaits pour se rechaufffer les mains). Puis le soleil s'étant levé (-3deg à l'ombre seulement) nous osons le bain dans une piscine d'eau à 30deg avec un frère et une sœur français que nous venons de rencontrer.
Le retour est ponctué par des arrêts pour observer oiseaux, guanaco et vizcucha. Le dernier arrêt dans un petit village me permet de enfin goûter des délicieuses brochettes de lama (ça c'est fait). Nous rentrons enfin et prenons nos billets de bus pour Calama en fin d'après midi. Nous visitons le musée archéologique du Père Le Paige. Nous retournons manger à l'hôtel et glander dans les hamacs. Un grand nombre de français sont arrivé dont une famille de beauf et un couple qui descend tout le Chili en vélo (de plus en plus à la mode). 
Lorsque nous arrivons a l'aéroport nous découvrons que notre vol a été avancé d'une heure  sans que nous ayons été avertis (merci Lan). Heureusement laetitia aime arriver en avance et tout se passe bien. Nous arrivons crevé vers 11h chez les parents de Nelson ce qui ne m'empêche pas de passer une bonne soirée avec Javier. 

Le mardi est consacré à la préparation rigoureuse de nos bagages. Nous nous allégeons au maximum en nous sepralt d'habits, chaussures afin de conserver les cadeaux et bouteilles de Pisco. Malgré la pluie diluvienne qui tombe nous sortons à la recherche de deux livres pour mon papi mais après 20 librairies de bouquins d'occasion nous renonçons (chercher un libre argentin au Chili est presque une insulte pour les vieux libraires). Je demanderai à mon ami argentin de me l'acheter lorsqu'il viendra en Europe. Le pire c'est que tous connaissent ce livre mais impossible de le trouver. Je n'ai pas plus de chance avec un livre sur les fougères (mais j'obtiens une référence). 
Nous retrouvons ensuite Lalo au bar Liguria pour un dernier Syrah las niñas suivi d'un dernier pisco sour. Nous parlons de tout et de rien et Lalo nous parle d'un film chilien sur la guerra gaucha (livre que je cherche) s'appelant mon meilleur ennemi. 
En rentrant chez Nelson vers 9h tout le monde est déjà couché mais nos assietes sont restés pour le once et Sylvia vient discuter avec nous. 

Le radio taxi est là en avance le matin et nous amène à l'aéroport où nous apprenons que par malchance notre vol est opèré par Iberia qui nous renvoie à Lan quand je râle pour être de nouveau sur le vol de Laetitia. Finalement Lan nous mets tous les deux sur un vol partant à midi (en disant bien que c'est la faute de Iberia qui a supprimé un vol). Une dernière prise de tête avec la PDI qui me demande des papiers en plus de mon passeport et de ma carte d'identité chilienne puis un peu de duty free et nous voilà en route pour l'Europe. Le service de Iberia est toujours aussi déplorable, pas d'écran personel, le son ne fonctionne pas sur mon siège et quand je me plaints le steward me dis: c'est pas la faute. J'aurais décidément entendu beaucoup de gens se dérober aujourd'hui. Bref nous sommes partis à midi et arrivons à 7h du mat' en Espagne soit 1h du matin au Chili autant dire que dormir sera dur (et éviter de m'attirer l'ire du bebounet fatigué le sera encore plus). 
Il s'agit probablement du dernier post sur ce long blog de 6mois. Je pense le relire dans qq mois (quand j'en aurai deja marre de la France). Déjà je ne me souviens plus que des bons moments (mes jérémiades ne restent pas heureusement). A tous ceux qui m'ont lu je vous dit à bientôt et merci de m'avoir par le biais de ce blog indirectement suivi.   

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