lundi 23 juillet 2012

Séminaire nous voilà

Il fait très beau ce lundi matin et le séminaire commence bien. Je n'ai pas somnolé une seule fois. La nourriture du lunch est délicieuse et le cocktail en face de la plage au centre de MNS était sympa. Pas facile cependant de s'intégrer dans cette assemblé de grands pontes des motoneurones. Peu de boss sont venus avec leurs étudiants (il n'y a que moi qui ait des chefs aussi sympa :-P La dernière habitante de nos appart nous a rejoint, il s'agit de Florence qui est aussi passé par mon labo. Elle va commencer un post-doc à Brisbane. Nous passons ensuite la soirée dans l'appart, Boris et Marin nous prépare du kangourou et nous jouons à la belote avant de dormir.
Le second jour Daniel fait sa présentation et je présente déjà mon poster à de nombreuses personnes très intéressées (normalement ma présentation n'est que demain). Les nombreuses discussions et visiteurs que j'ai me console un peu de la basse tentative de Jacques de me doubler sur mes résultats le matin même. Depuis que Boris lui a dit que nous avions catégorisé nos motoneurones et obtenus des résultats intéressants il n'a pas pu s'empêcher de réchauffer ses vieilles données déjà publiées et de chercher à me pourrir les miennes. Sans être du vol de résultats à proprement parler cela manque singulièrement de tact de la part de quelqu'un censé être notre collaborateur (mais la plupart de nos collaborations se passent ainsi de toute façon).

Golden Coast

 
Départ de Brisbane, nimbin, waterfall and Byron Bay. Night at Coffs Harbour
Nous partons tôt de Brisbane (sous la pluie), pour descendre plus au Sud via la Pacific Highway qui nous mènera jusqu'à Sydney. Une centaine de kilomètres plus bas nous bifurquons vers une région montagneuse où les routes sont minuscules et ne mènent qu'à des parcs nationaux. C'est perdu dans ces montagnes que nous traversons la frontière entre le Queensland et New South Wales. Nous finissons par émerger des montagnes et nous arrêtons dans la charmante ville de nimbin, sorte de colonie de vieux hippies très marrants. De là nous repartons par une route touristique pour déjeuner au bord d'un très jolie lac puis continuer dans le parc de Whian Whian et admirer sa cascade de 100m de haut. La route est assez terrible avec des trous et des cours d'eau qui débordent sur la route mais notre mini Hyundai i20 résiste bien. Nous sortons du parc et rejoignons la côté juste à temps pour profiter de la ville "new age" de Byron Bay avant que le soleil se couche. Byron car le capitaine Cook lorsqu'il a cartographié la région a voulu faire un hommage au grand père du poète qui était capitaine lui aussi. Il nous reste 2h30 de route pour descendre jusqu'à Coffs Harbour, notre arrêt pour la nuit. La conduite de nuit se révèle stressante mais se passe sans souci. Une pluie battante nous attend sur place mais nous trouvons sur la marina un délicieux restaurant (latitude 30°).  C'est sans doute le meilleur ou nous sommes allé en Australie (à part les trucs asiatiques que j'adore). J'ai mangé un steak de thon sur du porc caramélisé thai et laetitia à eu droit à deux énormes poissons flathead délicatement frit dans une pâte riche en épices. Miam Miam.

Le beau temps est heureusement revenu le lendemain matin (jeudi) et après un bon somme nous continuons au sud quelques temps avant de nous enfoncer de nouveau dans l'arrière pays sur la waterfall way. Nous montons de 1000m sur les Tablelands, de hauts plateaux avec une végétation d'herbes hautes et d'eucalyptus. La montée se fait par une forêt vierge (un autre vestige des forêts originelles de Gondwana). Une surprise nous attend pendant notre marche dans la forêt. Au détour d'un chemin suspendu nous surprenons une femelle kangourou sous nos pieds avec un bébé dans sa poche. Trop mignon. Au total nous verrons pas moins de 6 cascades le long de cette route de 100km environ. Les paysages ruraux sont magnifiques et le soleil brille fort (tant mieux car la température ne dépasse pas les 10°, altitude oblige). Nous redescendons à temps pour ne pas conduire trop tard dans le noir et rejoignons notre auberge à Port Macquarie.

 
Le lendemain matin (vendredi) nous laissons la voiture à l'auberge et partons en quête d'un bateau pour aller voir les baleines. Elles sont arrivées désormais et nous embarquons sur un gros hors-bord. Des dauphins et leurs jeunes nous accompagnent alors que nous sortons de la baie. Nous verrons deux petites baleines bleues (pas des baleines du type baleine bleu mais elle étaient bleues aussi celles-là). Pas de trace des baleines à bosses à part au large ce jour là et les creux des vagues ne motivent pas le pilote pour pousser plus loin (j'en mène pas large après 1h de ballotage et quelques vagues dans la gueule). Une fois de retour sur terre nous marchons jusqu'à la clinique des koalas. Rien de très intéressant mais nous pouvons les approcher de près. Après un délicieux petit restau thaï nous repartons vers le sud. Encore 400km jusqu'à Sydney. La traversée de la ville est épique spécialement sans le secours du GPS de mon iphone (il nous a quitté il y deux jours). Nous nous trouverons jamais la sortie pour Cogee beach ou se situe l'appart de location où m'attendent mes collègues. Par contre nous finissons à l'aéroport et en profitons pour rendre la voiture avant de sauter dans un taxi qui nous dépose à Cogee Beach.

Dernier jour de Laetitia aujourd'hui. Bien que le temps soit couvert nous marchons à vive allure le long de la côté et accomplissons les 12km d'aller-retour à Bondi Beach en 2h30 seulement! Les courbatures me feront regretter cela demain. Nous partons pour le centre ville avec Daniel, Nicolas et Marin l'après-midi. Je leur fait faire une petite visite autour de l'opéra et dans le quartier des The Rocks puis nous descendons vers Darling Harbour pour manger en admirant le feux d'artifice tiré depuis le centre de la baie. J'en profite pour tester le chicken Schnitzel couvert de sauce gravy que m'avait conseillé David.


Titia repart dimanche matin, la pauvre ne sait pas encore que son avion aura 5h de retard ce qui lui fera rater sa correspondance à Shangai et y passer la nuit. Quant à moi j'emmène mes collègues sur l'île de Cockatoo Island (celle qui nous avait tant plus lors de nos deux premiers jours à Sydney). Le temps plus couvert met moins en valeur les anciens entrepôts mais cela reste agréable. Pour déjeuner Marin nous emmène dans un restaurant Dim Sun du quartier chinois. Dans ces restaurants on peut commander des plats à la carte (surtout des raviolis) où accepter les nombreuses propositions culinaires des serveurs qui circulent avec toute sorte de plats. Nous faisons un vrai festin avec des choses aussi exotiques que de la méduse, des langues de canards (plutôt toute la partie basse de la mâchoire en fait), des raviolis aux ailerons de requins (oui c'est mal) etc. Je dirais juste non au pattes de poulet et de canards frites (il faut garder des surprises pour la prochaine fois). Pour digérer des nos agapes nous marchons dans le jardin botaniques avant de prendre un verre au Lord Nelson Hotel, une brasserie locale datant de 1840 et de rentrer. Boris nous a enfin rejoint dans nos deux appartements de location. Ils sont situés à deux étages d'un immeuble moderne faisant face à la mer d'un côté et à l'hôtel ou se tiendra la conférence à partir de demain. J'ai pu profiter d'une chambre double grand luxe avec Laetitia mais je déménage maintenant dans une chambre avec Nicolas dans l'autre appartement. Il y a beaucoup de place, des terrasses immenses et nous espérons pouvoir faire usage du barbecue pendant notre séjour. Toutefois, malgré leur meubles design et leur grandes pièces les appartements ne possèdent pas d'internet ce qui nous surprends. Bien que fatigué je trouve la motivation de cuisiner mexicain le soir: riz mexicain, courgettes fondues et tacos carnitas ainsi qu'un guacamole et des frivoles. Je m'insurge contre le fait que Old el Paso vende ici des boîtes de fioles et de jalapenos ce qu'il ne font pas en France alors qu'il s'agit de produits vitaux pour ce type de cuisine (mais y'a que moi que ça choque apparemment :-). Nous allons nous coucher tôt sans avoir réussi à passer OSS 117 à la télé. Bouh!

dimanche 22 juillet 2012

Brisbane visit

Le lendemain matin (mardi 17) nous partons à la découverte de la ville en suivant la ballade proposée par le lonely planet. Brisbane est un grande ville où il fait bon vivre (peut être encore plus qu'à Sydney). Elle possède même une plage artificielle qui ferait pâlir Paris Plage. Pour voir plus de la ville que son centre nous empruntons des navettes fluviales qui sillonnent le fleuve et nous laissons mollement porter par les flots en prenant le soleil (malgré des pluies nocturnes le temps est au beau fixe dans la journée).  Brisbane est immense et s'étire le long des méandres de la Brisbane river, alitant les propriétés les plus exubérantes. Fatigué par notre grande journée nous dînons de pâtes à l'hôtel avant de s'assoupir devant Gainsbourg vie héroïque. Nous mettons le cap vers la gold coast qui sépare Brisbane de Sydney demain (800km environ). Il nous rest deux nuits avant de rejoindre Sydney qu seront sûrement chargé car nous souhaitons faire de nombreux arrêt en plus de la route. La nuit qui tombe à partir de 5h (rappelez vous que c'est l'hiver) rend les journées trop courtes. Pour compenser, lever 7h demain matin. bonne nuit.

Sur la route

...fin du suspense, il pleut toute la nuit du mercredi au jeudi et le matin j'appelle l'hôtel pour qu'il me confine que vu les trombes d'eau l'excursion sur la barrière de corail n'aura pas lieu. Rebelote une heure plus tard avec le bureau des watersports adventures qui me répète la même chose… pas de problème pour reporter à cette après-midi, si si ça va s'améliorer c'est la météo qui le dit. Nous dormons tard et petit déjeunons sous la pluie. Finalement vers midi re-coup de fil et confirmation que la pluie ne s'arrêtera pas de la journée. Du coup nous partons profiter de la salle de sport gratuite de l'hôtel et laetitia m'initie à toute ces machines tordues (je ne referai plus jamais le tapis de course, mon oreille interne ne survie pas à ça). Après ça un bon jacuzzi/hamam et retour à la maison pour déjeuner. Les trombes d'eau continuent jusqu'au soir où nous sortons enfin dîner dans un bon restaurant de poisson. Au menu sashimi de thon au sésame partagé à deux en entrée puis gambas pour madame et filet de barramundi pour Monsieur. Le tout arrosé d'un riesling pas mal du tout.
Vendredi matin il faut dire au revoir à l'île paradisiaque (plongée dans un épais brouillard) et nous prenons le ferry pour retourner sur le continent. De là nous récupérons tant bien que mal la voiture de location qui nous attend (l'agence de location se trouve dans la même rue que le débarcadère mais 15km plus loin en fait). Après un subway vite avalé nous nous mettons en route et c'est parti pour 450km le long de la bruce highway qui sillonne toute la côté est depuis Brisbane. Ca a beau s'appeler une autoroute il n' agit que d'une deux voie où l'on peut rouler à 100km et dépasser les camions en passant sur la voie allant dans l'autre sens. C'est tout de même très large avec une bande d'arrêt d'urgence parfois. Cette route principale traverse directement les villages, en fait la France avec ses nationales devait ressembler à ça avant.
Laetitia fera même 100km! Sur la route on peut voir des forêts d'eucalyptus et beaucoup de champs de canne à sucre (il y a une marque de rhum australien, le bundaberg dont je vous reparlerai) mais aussi des tas d'animaux morts sur le bord la route (du petit lapin au kangourou de 1m50 de haut. Les fans de stupeflip me comprendront). Nous ne désespérons cependant pas de voir un kangourou vivant en liberté (et pas sous nos roues par pitié). Les derniers 100km se font dans le noir et nous arrivons enfin à Capricorne cave (car juste au niveau du tropique). Notre petit bungalow est très sympa et je vous écrit depuis la terrasse où les moustiques me bouffent tout cru. Bonne nuit et à la prochaine.

Down south

Après une bonne nuit de sommeil nous voilà près à visiter ces fameuses grottes. Il replu toute la nuit et ça goutte pas mal là dedans mais ni les gouttes ni les chauves souris en pagaille ne nous font peur et nous suivons la guide qui n'a pas sa langue dans sa poche le long de galeries sinueuses. Le clou de la visite est la magnifique grotte cathédrale, une large pièce à l'acoustique parfaite où sont donnés des opéra et célébrés des mariages (il y en aura un cette après-midi). Notre guide nous fait une démonstration en nous plongeant dans le noir total pendant que nous écoutons Hallelujah. La visite se termine par deux ponts suspendus. J'ai aussi beaucoup aimé les racines de ficus traversantt la caverne. Elles peuvent faire jusqu'à 100m de long pour des arbres de 2m de haut seulement. Je reprends le volant et de nouveau 450km pour arriver à Hervey Bay. Le temps est correct mais il se met à pleuvoir comme jamais quand nous arrivons. C'est dommage car le woolshed (bergerie) backpackers dispose d'un jardin très sympa. Nous réservons tout de même une excursion sur fraser island (l'île voisine). Tant pis pour les baleines elles ne sont pas vraiment arrivées et les expéditions se limitent pour le moment à la recherche des baleine (pas très encourageant). Nous mangeons un très bon plateau de crustacés avant d'aller nous coucher (toujours sous la pluie).
Le lendemain notre guide passe nous chercher aux aurores.  Nous prenons le ferry et partons vers cette île sauvage classée patrimoine mondial. La visite se fait à bord d'un bus 4x4 impressionnant et très moderne (confection allemande). Le temps qui devait se lever ce matin reste très couvert et sans vraiment pleuvoir, le ciel n'a pas finit de s'égoutter. Malgré cela nous trouvons le courage de nous baigner dans le lac McKenzie, un lac d'eau de pluie bordé de sable blanc dont la couleur reflète le ciel. Nous sommes récompensé par quelques rayons de soleil et nageons vigoureusement car l'eau n'est pas chaude. L'acidité de l'eau de pluie qui constitue le lac lave très bien les cheveux et la peau. Nous remontons dans notre bus 4x4 tout confort enchanté et allons manger de l'autre côté de l'île en traversant l'épaisse forêt tropicale qui la couvre. Après un bon burger (avec un VRAI steak dedans) nous remontons dans le bus et roulons le long de la plage principale (75 miles de long, la plus longue du monde) en épiant la mer pour y trouver des baleines bossues. J'ai la chance d'en repérer une pour une apparition brève mais heureuse. Le guide s'arrête au niveau d'un baleineau retrouvé mort la veille ce qui nous permet de mieux appréhender l'animal.
Nous finissons la journée en visitant une épave échouée là depuis 1935 puis par une courte promenade dans la forêt (où nous admirons la plus grande fougère du monde, la fougère royale dans les frondes font plusieurs mètres de long). Ah j'oubliais, un dingo à aussi fait une apparition le long de la plage. En reprenant le ferry nous observons que la dense couverture nuageuse qui semblait ne jamais finir prends fin quelques kilomètre au sud. Le coucher de soleil en se reflétant sur les nuages et magnifique et cela semble de bonne augure pour le lendemain.
Après une nuit fraiche nous nous levons sous un soleil radieux et profitons enfin du jardin de l'hôtel en petit déjeunant. Puis c'est le départ avec seulement 300km à faire aujourd'hui. Nous devons descendre toute la gold coast et nous avons le temps de nous arrêter à noosa, une charmante citée balnéaire. Nous pouvons enfin dorer sur la plage. Titia se met même à l'eau qui est fraîche puis nous déjeunons avant de repartir. La journée est si belle que je décide d'en profiter un max et nous faisons un second arrêt sur la route aux glass house mountains. Ces très belle montagnes sont les restes d'anciennes cheminées volcaniques et forment des pics qui dépassent de la mer d'eucalyptus qui recouvre les environs. Cerise sur le gâteau nous finissons la promenade en apercevant plusieurs kangourous dont un qui se prêtera au jeux des photos sans vraiment se soucier de notre présence. Ca y est nous avons enfin vu notre kangourou dans son état naturel! En redescendant de la montagne Laetitia repère un second dingo sur le bord de la route (mais bien vivant). L'heure de route qui nous sépare encore de Brisbane passe vite et malgré quelques frayeurs pour trouver l'hôtel nous arrivons sain et sauf au Chill Backpackers, un curieux bâtiment bleu propre et fonctionnel. Le choc du retour à la civilisation est rude après les îles paradisiaque et les autoroutes à deux voies. Brisbane est la troisième ville du pays avec 2 mililons d'habitants, des autoroutes à 3 voies et des échangeurs dans tous les sens. Heureusement les grandes villes ont aussi leurs avantages et nous avons réservé dans un mystérieux restaurant du nom de Garuva. Il n'est pas tout près mais les 2,7km sont parcourus en 30min (la faim donne des ailes) et nous découvrons au bout d'un passage sombre et végétal une vaste pièce où des box sont délimités par des rideaux vaporeux et où l'on se prélasse sur des coussins tout en dégustant des plats asiatiques raffiné. La salade de boeuf wan-tan de titia et mon agneau au curry sont un délice. nous repartons repus et détendus.

jeudi 12 juillet 2012

fin de la pluie... ou pas?



Mardi matin la pluie s'arrête et nous retentons le jardin botanique. Ca valait le coup de persévérer puisqu'il est vraiment très beau avec carrément une immense mangrove de paperback tree + ficus + pandynus. Je suis très impressionné par les plants wait-a-while qui envoient des tiges barbelées s'accrocher au dessus d'elles afin de pouvoir véritablement se hisser jusqu'à a la cime des arbres. Sur le chemin du retour nous déjeunons dans un délicieux petit restau thai que j'avais repéré à l'aller. Pour 10 dollar c'est une aubaine et tellement plus authentique que les autres restau que l'on trouve dans le centre. Le soleil brille (pendant 3-4h) et nous en profitons pour sauter dans la piscine avant de faire sécher notre linge (il aura tout de même fallu un coup de sèche-linge), préparer nos valises et refaire un dernier petit tour dans cairns. Adieu Cairs et tant pis pour les merveille tant vantées de ta barrière de corail, je ne paierai pas 100$ pour me rendre malade et chercher les poissons sur une mer démontée.

Mercredi:
Lever 5h50 (ouche) pour prendre l'avion (à réaction pir…. nan en fait c'est un mini avion à hélice). Nous embarquons pour Hamilton island après un brekky - le McMorning façon burger king - qui en fait s'appelle Hungry Jacks ici (la marque pas le Mc Morning. Vous me suivez toujours? Bon, 1h30 plus tard nous atterrissons (enfin quasi amerrissons car il s'agit d'une de ces mini piste qu'on a voulu caser sur une île manifestement trop petite pour le job. Hamilton island se situe plus au sud de cairns, il s'agit d'un chapelet d'îles sur la barrière de corail dont la principale est Whitsunday Island. Toute les installations balnéaire se regroupe sur la petite île d'hamilton island à côté. Tout est très bien organisé et l'on s'occupe très bien de nous, transport depuis l'aéroport, installation dans notre bungalow etc. Je vous mettrai une photo mais ça fait bizarre après la côté utilitaire de notre chambre de backpackers. Ce bungalow est en fait une petite maison avec terrasse, salle de bain, king size bed. Le genre d'endroit ou on vivrait bien tout le temps (en plus notre appart de Paris rentre dedans). Pour ne rien gâcher la plage est à 50m et le temps bien que couvert offre toujours de belles éclaircies. Après avoir réservé un tour sur l'île principale (avec snorkeling dans la barrière de corail) nous montons au dessus du complexe touristique et là c'est la grosseur surprise. Si en bas c'est spa et petite voiture de golf (tous les touristes en loue faire les 50m jusqu'à la plage) en haut c'est corniche escarpée, raidillon caillouteux et haut bout plage déserte magnifique. J'en chie un peu car ayant voulu faire le malin je ne suis qu'en tong (une australienne a d'ailleurs insisté pour me faire changer un petit pansement que j'avais au pied). La plage ne reste pas déserte car nous sommes rejoints par une curieuse petite créature (genre marsupial non identifié) qui se se montre très amical, venant vers nous et posant pour de nombreuses photos. Enfin un animal typiquement australien en liberté!





Enchantés par notre journée nous profitons du jacuzzi et sauna gratos avant de se faire un fish & chips pour dîner (pas le premier choix mais bon faute de merle….). Seule ombre au tableau, la pluie  nous a rattrapée et à l'heure ou j'écris ces lignes dans le hamac de notre terrasse elle ne semble pas donner signe de s'arrêter. Je prie pour que cela ne soit plus qu'un mauvais souvenir demain matin à 8h30 quand nous allons embarquer pour 30min de bateau jusqu'au l'île adjacente. En tout cas le peu de vent me fait espérer que bien que trempé je ne serais pas malade en bateau. Pour titia qui a mal à la gorge depuis quelque jours j'espère (sans y croire) que son état ne va pas empirer.
Enfin, voila les dernières nouvelles. Lâchez vous sur les commentaires, ça fait plaisir (ok vous me direz: "le sale bâtard il a déjà l'air de se faire bien plaisir" et c'est tout à fait le cas merci à vous d'avoir rendu cela possible:-)
La pluie s'est t-elle arrêtée jeudi matin? Félix a-t-il fait son Félix sur le bateau? les paris son ouvert,s la suite au prochain épisode.

du désert à la jungle

Vendredi 6 juillet
David, le papa de la famille rencontré hier passe nous prendre à 8h30. 









Nous repartons dans le parc faire le tour du rocher cette fois ci. Il' s'agit d'une boucle de 10km environ, totalement à plat autour du rocher. Il fait un vent frisquet mais je préfère ça aux températures d'été (40°C au bas mot). A cette époque il faut finir le tour avant 10h sinon la boucle est généralement fermée de peur que les gens se déshydratent. Nos nouveaux amis insistent pour nous offrir quelque chose à manger (une meat pie pour moi) avant de continuer leur périple vers Alice Springs (ils rentreront en avion et laisseront quelqu'un descendre leur voiture dans un camion). J'espère que nous les reverrons bientôt sur Paris.
Nous passons l'après-midi à lire près de la piscine et à faire des photos stupides autour du ressort. Une démonstration (gratuite) de manipulation des armes aborigènes et aussi au programme effectué par un certain Mr Leroy (c'est son prénom). Pour notre dernier soir nous allons au barbecue de l'hôtel, une formule économique sympa où l'on paye sa viande avant d'aller la faire cuire sur de grands barbecues et de se servir au salade bar. Après manger nous allons sur un petit poste d'observation à côté du camping afin d'observer le très beau ciel étoilé du désert.
Nous y retournons dès 6h10 le lendemain matin (samedi) car il nous semblait avoir lu que le soleil se lève à cette heure là. Il fait 0°C et nous nous emmitouflons dans un couverture pendant plus d'une heure avant que le soleil se lève. En fait 6h10 pm est l'heure du coucher du soleil, le lever étant plutôt à 7h30 :-( qu'importe nous avons eu tout à loisir d'observer le jour ses lever petit à petit (et c'est très beau). Nous retournons nous coucher jusqu'au check out de l'hôtel.

Rien de bien spécial pour le reste de la journée à part le lever aux aurores, nous prenons l'avion vers 14h pour aller dans le nord à Cairns. Le changement de climat est drastique puisque Cairns est aussi tropical que Uluru est désertique. Lorsque nous arrivons il ne fait pas très beau selon les gens d'ici mais pour nous qu'il fasse 20°C la nuit est déjà des plus agréable. Nous trouvons notre hôtel, 3 petits bâtiments entourant une piscine, des tables et des palmiers, puis allons faire un tour en ville avant qu'il ne soit trop tard.

 
Cairns est une drôle de ville aux rues paisibles et ultra-large (même pour les states c'est très large). Elle ressemble par pas mal d'aspects à une ville du far-ouest vite sortie de terre et son centre est rempli de touristes, des jeunes touristes étrangers venu ici avec un work/holiday visa pour chercher du travail et passer des vacances alors que le reste du pays est plongé dans le froid. Les devantures cheap alternent entre agences de tour sur la barrière de corail, backpackers hotels et club pour les backpackers (avec parfois des mix des 3 en un établissement). Bien que situé dans une baie, la ville ne dispose pas de plage mais d'un espèce d'étendue boueuse qui s'étend à partir du boardwalk. Une très grande piscine artificielle ouverte librement et entourée de barbecue au gaz en libre accès aussi nous laisse à penser que la vie ne doit pas être trop terrible ici. Une particularité des locaux est de se réunir les dimanche soir vers 5h (les australiens mangent tôt, vers 6h environ) pour prendre en verre en regardant la mer et en écoutant de la musique électronique (voir du gros son de club carrément).

Dès le premier soir nous rencontrons certains des résidents plus ou moins permanents de l'hôtel (cad des gens qui restent une ou deux semaines et travaillent dans l'hôtel afin de loger gratos). Un anglais du nom de Paddy (un rouquin haut en couleur!) nous fait un show des plus drôle après avoir fortement entamé son cubi de vin blanc sucré parfaitement infâme (en anglais ça se dit goon apparemment). Bien que leur plan ait été de sortir plus tard ils n'y arriveront pas et nous irons tous nous coucher assez tard sans être sortis. Le lendemain matin réveil 7h30 pour prendre un bus à 8h30. Nous hésitons à nous lever mais finalement la motivation nous gagne et nous partons pour Kuranda, un petit village dans la montagne qui a le mérite d'être niché dans la forêt tropicale. Heureusement que nous avons trouvé le courage d'y aller ce jour là car si le temps est encore gris dimanche, il sera carrément diluvien lundi et ne se remettra que mardi après-midi (et encore).
Kuranda a du être un joli village hippy (d'après les brochures) en fait il ne s'agit que d'un village carte postale où s'entassent les boutiques pour touristes (des boutiques d'art aborigène fait à la chaîne à celles de vin de mangue??). Quelques circuits très sympas font le tour du village en plongeant dans la forêt environnante. Pas suffisant pour nous et nous avalons les quelques kilomètres qui nous séparent de Barron Falls, des chutes d'eau magnifiques (bien que l'ont ne soit qu'en saison sèche).Nous rentrons tôt à 'hôtel en passant par le marché de primeur qui vend des fruits et légumes magnifiques pour trois fois rien. OK il s'agit d'une région tropicale mais là c'est vraiment très bon, avocat, citron coriandre et 3 ananas négociés à 1 dollar par laetitia. L'avantage d'avoir un pays continent c'est que l'on peut y faire pousser de tout, tout le temps. Les Australien sont très fiers de produire le maximum de leurs produits eux-mêmes et le mettent bien plus en avant que part chez nous. Dans les supermarchés on ne trouve de toute façon bien souvent que du made in australia ce qui évite le dilemme entre une fraise de plougastel à 10€ le kilo et sa copine marocaine à 2€ (et 'j'en rajoute à peine).
Pas grand chose d'autre pour la journée sinon que nous lavons du linge et l'étendons (mais l'humidité fait planter des doutes sur la capacité du linge à pouvoir sécher). Puis je prépare un riz à la mexicaine et nous allons dormir sous la pluie qui s'est mise à tomber.
 


Elle tombe toujours le lendemains matin (lundi) et nous trainardons dans l'hôtel. Puisqu'il pleut je n'ai aucun scrupule à me jeter dans la piscine (l'eau et l'air sont tout de même à 24°C, il s'agit de pluies tropicales). Notre tentative de marcher jusqu'au jardin botanique échoue à peu près au milieu et nous battons en retraite sous la pluie qui a repris de plus belle pour durer jusqu'au mardi matin. Mais il faut bien occuper son lundi après midi et nous tentons de regarder les égarés (Clark Gable + Marilyn Monroe). Il faudra s'y reprendre car nous sombrons dans une sieste bienfaitrice dont nous émergeons à 18h30 juste à temps pour monter dans le van de l'hôtel. C'est barbecue night ce soir dans l'hôtel jumeaux du nôtre. Pour 12 dollars nous nous gavons de kangourou, émeu, crocodile et barramundi (un poisson local) c'est très bon et comme je n'avais pas mangé de viande depuis Uluru (3jour, un record) je ne me prive pas. Le repas se finit sur un concours de didjeridoo  avec pour protagoniste votre dévouée laetitia (ça doit être la bouteille de vin que je suis allé acheter sous la pluie au début du repas). l'heureuse contestante repart avec des tickets conso offerts pour le woolshed (équivalent local du lido/bar/cantine). Nous remontons donc dans le bus et avec un couple de français rencontrés pendant la course testons la fiesta locale. Conclusion: trop de glace, pas assez de rhum et du soda dégeu mais bon, on n'a rien payé donc faut pas se plaindre non plus. Nous rentrons (toujours sous la pluie) et retrouvons nos amis résidents permanent à l'hôtel (qui n'arrivent toujours pas à sortir depuis 3 soirs que nous sommes là).